Le Blog d'Alain Carsenti

 

Conseiller Municipal de Troyes

  Président de la Fédération de l'Alliance Centriste de l'Aube

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 10:57

Ville de Troyes - Budget Commerce 2012

Si les commerçants troyens pensent que François Baroin va faire un effort en leur faveur : Ils se trompent…

Témoin le tableau reproduit ci-dessus extrait du budget primitif de la Ville de Troyes pour 2012 duquel il résulte que son Maire, malgré les promesses faites à beaucoup de commerçants, n’envisage pas, par quelques investissements particuliers et exceptionnels, de venir en aide aux commerces de proximité qui ont souffert des travaux du Canal, et en souffrent encore, et vont souffrir de la réhabilitation de la Place de l’Hôtel de Ville.

D’ailleurs, les caisses étant vides, la Ville relance un emprunt de 7.8 Millions d’Euros pour financer les travaux somptuaires engagés sur le Canal et l'Hotel de Ville, seuls capables de satisfaire l’égo politique de François Baroin. Ainsi la dette municipale, déjà très importante, va encore croitre.

Mais rassurez-vous, Troyennes et Troyens, vous allez tous contribuer :

-          La pression fiscale va augmenter de 2.2 % (On se glorifie de ne pas augmenter les bases de taxation, mais il n’y a pas que cela dans la fiscalité)

-          La dette du budget principal de la Ville va rester stable alors que le remboursement de la dette nous coute chaque année : 10.680.000 € dont 2.580.000 € d’intérêts  (On emprunte pour payer les dettes pour schématiser) – En voilà la preuve d’une bonne gestion.

-          Par contre, d’autres postes explosent littéralement et notamment les dépenses générales de fonctionnement de la Ville qui augmentent de 5% - La Ville de Troyes n’a pas réduit son train de vie et la rigueur est pour les autres.

-          Aussi, globalement, des postes sont en régression en dépenses par rapport au Budget Primitif 2011 : Les affaires sociales, les déplacements urbains, L’enseignement et la Jeunesse,

-          En investissement, c’est pire : Régressent les postes d’environnement et développement durable, Promotion de la Ville et Tourisme, Enseignement et Jeunesse, Quartier et service aux habitants, Sécurité, Emploi et développement économique, Urbanisme et Prévention pour la Jeunesse. Et je n’aborde même pas le Commerce et l’Artisanat.

Il est vrai que François Baroin n’habite pas à Troyes et n’a aucun contact avec la réalité économique de la Vie quotidienne de notre ville, Il est vrai que Gérard Menuel, chargé des Finances, a toujours tendance à prendre ses rêves pour des réalités mais pouvez-vous m’expliquer comment, en ces temps difficiles pour tous les foyers, on peut en même temps :

 - augmenter le prix des cantines scolaires

-  ET attribuer une subvention de 50.000 € aux collectionneurs de voitures anciennes pour organiser leur repas annuel à l’occasion des 48h Auto (Cela avait déjà été démontré l’année dernière).

Ce n’est pas admissible, et ce n’est pas une incongruité isolée dans ce budget, il y en a bien d’autres….mais il est difficile d'entrer dans le détail des écritures

Mais je reviendrai, avant le 6 Février, date du prochain Conseil Municipal, sur d’autres points de l’ordre du jour qui appellent des commentaires et soulèvent des difficultés certaines.

Par Alain Carsenti
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 08:04

Source Site : atlantico.fr (Extrait..)

François Hollande a désigné son principal adversaire ce dimanche : le monde de la finance. Réaction de François Baroin : c’est "aussi idiot que de dire "je suis contre la pluie"". Une sentence pas forcément très inspirée de la part du ministre de l'Économie...

relire discours de son protecteur, qui a permis sa carrière : Jacques Chirac." Crédit Reuters

En reprochant à François Hollande de tenir un discours sur la finance "hors du temps", François Baroin risque de regretter longtemps de n’avoir pas tourné sept fois sa langue dans sa bouche avant d’avoir parlé.

D’abord, il prouve avec une franchise touchante son ignorance profonde du ras-le-bol des Français ordinaires vis-à-vis de cette finance-spectacle qui les emmène dans des montagnes russes anxiogènes. Entre les ouvriers qui voient leurs usines s’exiler en Tunisie, en Turquie ou en Chine pour satisfaire des actionnaires avides, et les épargnants qui ont perdu en bourse des sommes colossales ces derniers mois, le mécontentement est profond. Et soutenir que l’exprimer est ringard relève d’une vraie maladresse.

À moins que la subordination de Bercy à la sphère financière ne rende les ministres de l’économie aveugles, ou muets, ou inconscients des risques que notre modèle de civilisation encourt en lâchant la bride aux financiers ?

En réalité, les financiers sont des gens de leur temps, et le rejet de la finance, de son irrationalité, sont des constantes de l’histoire. La crise des années 1930 a donné l’occasion à la haine de la finance de s’exprimer à plein, et François Baroin devrait relire ses classiques.

Ce petit détail mérite d’être rappelé, car la haine du financier n’a jamais été le propre de la gauche. Elle a toujours concerné une grande partie de la droite et du patronat lui-même.

Pas la peine de rappeler ici la célèbre phrase du général De Gaulle, sur la politique de la France qui ne se fait pas à la corbeille de la bourse, ni ses considérations sur la réforme du système monétaire international (conférence de presse de février 1965), dont François Baroin ferait bien de s’inspirer. Elles nous rappellent en quelle piètre estime le gaullisme historique tenait les inepties de la finance. Il est vrai, qu’à cette époque, la sphère financière n’était pas une grenouille plus grosse que le bœuf du travail.

François Baroin pourrait plus simplement relire les discours de son protecteur, qui a permis sa carrière : Jacques Chirac. Ne déclarait-il pas, en 1978 (le fameux discours de Cochin): «Il est de fait que cette Communauté - en dehors d'une politique agricole commune, d'ailleurs menacée - tend à n'être, aujourd'hui, guère plus qu'une zone de libre-échange favorable peut-être aux intérêts étrangers les plus puissants, mais qui voue au démantèlement des pans entiers de notre industrie laissée sans protection contre des concurrences inégales, sauvages ou qui se gardent de nous accorder la réciprocité»? Cette apologie du protectionnisme se ponctuait par : «Nous disons non à une France vassale dans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourd'hui pour s'effacer demain.»

Cette inspiration fondamentalement hostile au libéralisme économique, à la finance, au libre-échange, ne guidait-elle pas aussi Nicolas Sarkozy, lorsqu’il déclarait, en septembre 2008 à Toulon : « Le capitalisme ce n'est pas la primauté donnée au spéculateur. C'est la primauté donnée à l'entrepreneur, le capitalisme c'est la récompense du travail, de l'effort et de l'initiative.» On regrettera d’ailleurs que le site de l’Élysée ne donne plus l’intégrale de ce texte.

Toutefois, le 1er décembre 2011, le même Sarkozy dans la même salle de Toulon a redit : «La croissance extravagante du secteur financier qui a disséminé d'invraisemblables quantités de dettes a eu pour conséquence la financiarisation de l'économie. Elle l'a mise sous la domination exclusive de la logique spéculative et l'obsession du court-terme. On en connaît les conséquences dramatiques sur l'industrie, sur l'environnement, sur les inégalités et sur la dégradation de la valeur du travail.»

Ces quelques mots méritaient d’être rappelés, histoire de bien redire que l’hostilité à la sphère financière et à la financiarisation globalisée de l’économie, n’est pas une propriété, loin de là, du parti socialiste des années 70.

 

 

 

Par Alain Carsenti
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 14:54

François Krug | Journaliste à RUE89

Qui croire ? La une du Figaro nous annonce que Nicolas Sarkozy est « serein », celle du Monde que le Président et l'UMP sont « saisis par la peur de la défaite ». Le candidat non déclaré réfléchirait même à sa reconversion professionnelle.


La une du Figaro du 24 janvier 2012

Ce mardi matin, les nouvelles de Nicolas Sarkozy étaient pourtant bonnes. Il « reste serein », titrait Le Figaro :

« Malgré des sondages défavorables, le chef de l'Etat estime que l'élection est loin d'être jouée. »

Ce n'est visiblement pas l'avis du Monde, qui consacre sa « une » ce mardi midi aux craintes du Président.

Le Monde ne va pas jusqu'à écrire que Nicolas Sarkozy prédit sa défaite, juste qu'il ne la croit pas impossible.

La preuve, ce serait les confidences qu'il ferait lorsqu'on l'interroge sur une éventuelle défaite. Exemple :

« Dans tous les cas, pour la première fois de ma vie, je suis confronté à la fin de ma carrière. »


La une du Monde, le 24 janvier 2012

Mais attention, avertit Le Monde : Nicolas Sarkozy estimerait que cette carrière peut se terminer en mai... ou en 2017, après un second quinquennat.

Le chef de l'Etat n'est donc probablement pas aussi déprimé qu'on pourrait le craindre. Livrer ce genre de confidences est en fait un exercice classique pour les Présidents sortants, soucieux de maintenir le suspense autour de leur candidature et de rallier leurs troupes.

Que deviendrait Sarkozy ?

Le Monde s'inquiète pourtant : que deviendrait Nicolas Sarkozy en cas de défaite en mai, et même après un éventuel nouveau quinquennat ?

Il serait trop jeune pour se contenter de siéger au Conseil constitutionnel et de présider une fondation portant son nom, comme Jacques Chirac : il n'a que 57 ans.

Suivra-t-il alors l'exemple de Valéry Giscard d'Estaing ? Celui-ci avait quitté l'Elysée à 55 ans, puis était devenu député, président de l'UDF, président du conseil régional d'Auvergne. Le Monde écarte cette hypothèse, en révélant cette autre confidence de Nicolas Sarkozy :

« En cas d'échec, j'arrête la politique. Oui, c'est une certitude. »

Par Alain Carsenti
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 10:20

François Hollande a tenu hier meeting au Bourget.

De l’avis général des commentateurs, ce meeting a été de haute tenue et le candidat socialiste y a tenu des propos qui ne peuvent que rassembler toute la classe politique de gauche à droite:

- La lutte contre la spéculation sur les dettes souveraines des Etats

- L’instauration d’une taxe sur les transactions boursières

- La fin des stocks options et des super bonus des traders

- La création d’une nouvelle tranche d’imposition sur les hauts revenus que l’Alliance Centriste de Jean Arthuis prône depuis des années.

Après, on apprécie ou non le personnage, les idées, le comportement.

Mais le débat politique, à 90 jours des élections présidentielles, doit être tiré vers le haut et les argumentations échangées devraient être axées sur les préoccupations des Français et des Françaises bien maltraitées par le Gouvernement actuel de Nicolas Sarkozy.

J’ai trouvé les commentaires faits par l’UMP, sur les idées exposées par François Hollande, du niveau de cour de récréation de maternelle, le « pompon » revenant au Maire de Troyes qui a qualifié la volonté de lutte contre la spéculation financière de « aussi idiot que dire je suis contre la pluie »

Ah, quelle belle argumentation politique, tout à fait au niveau de celui qui est considéré comme «un des plus mauvais économiste et Ministre des Finances » suivant les derniers classements européens publiés.

Tout à fait au niveau des propos tenus par François Mandelli et François Baroin lors de la dernière assemblée auboise de l’U.M.P, propos tellement décalés au regard de la réalité que certains adhérents U.M.P en ont même été choqués.

Et pendant ce temps-là, une journaliste vient faire, à Troyes, la promotion d’un livre sur le Maire de Troyes, duquel il résulterait que François Baroin aurait un réel potentiel politique…(sic) tout en cachant un secret et des douleurs enfouies.

Mais quelle opinion, ces gens-là ont-ils des Françaises et des Français, des Troyennes et des Troyens ?

Si François Baroin avait quelque chose à dire :

- il aurait déjà publié plusieurs ouvrages sur sa réflexion politique et sa vision de l’avenir de la France

- Il aurait été à l’origine de lois créatrices et créatives.

Sauriez-vous m’en citer ? Moi non….

Si François Baroin était un bon économiste et gestionnaire, cela se saurait et la Ville de Troyes serait autrement gérée et administrée. Or, aux dernières nouvelles :

- Il est empêtré dans le dossier de la Bourse du Travail qui ne peut que mal se terminer au regard des erreurs de procédure commises

- Il s’est engagé dans un contrat avec Veolia, qui est à ce point en dehors de toute légalité, que les commentateurs juridiques s’en sont déjà emparés avant que le tribunal administratif, seule autorité compétente, ait à en juger.

- Et je vous passe les autres dossiers : Menois, Marché des Halles, Travaux en cours, Dents creuse, Mandats de Gérard Menuel, etc….

Les nuages sont nombreux sur la tête de notre « politique » local, qui n’est guère plus habile dans la préparation des élections législatives. Ses troupes sont en nette régression (Voir dernière réunion de l’UMP) et il arrive à mettre tout le monde en porte à faux :

- Il valse en trois temps avec Gérard Menuel, guère apprécié, dont il veut se débarrasser, et Nicolas Dhuicq qu’il voudrait éliminer. Hélas pour lui, les « sondages » ne sont favorables ni à l’un, ni à l’autre… et l’UMP pourrait bien perdre la 1ere Circonscription.

- Enfin, les élections législatives dans la 3éme Circonscription ne sont pas encore jouées en sa faveur à raison de la multiplicité des candidatures et la perte du canton de Méry, classé plutôt à droite.

Les semaines et mois qui viennent ne manqueront pas d’intérêt……

 

Par Alain Carsenti
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 08:34

Le coup de gueule de Marcel Lalonde

Publié le samedi 07 janvier 2012 à 11H00 - Vu 103 fois

« Le village vacances de Lamoura bradé au privé », c'est le sentiment de Marcel Lalonde (en médaillon) après la réunion de jeudi.

« Le village vacances de Lamoura bradé au privé », c'est le sentiment de Marcel Lalonde (en médaillon) après la réunion de jeudi.

Il n'est pas content, le maire de Chauny et il l'a fait savoir, jeudi, lors du comité syndical du village vacances de Lamoura. Il estime que tout a été fait pour favoriser l'acquéreur privé aux dépens des villes adhérentes.

UN déni de démocratie, voilà comment Marcel Lalonde a qualifié le comportement de la présidence du Comité syndical du village vacances de Lamoura (SIVVL), jeudi lors d'une assemblée.
En effet, à l'ordre du jour revenait à nouveau le point sur la cession du village à la société Geco. Au préalable (le 10 décembre), la majorité des villes adhérentes avait décidé de le vendre contre 6 millions d'euros, l'estimation des domaines oscillant entre 6 et 8 millions. Et voilà que lors de la réunion de jeudi, il a été proposé de laisser partir la structure pour 4,5 millions. « Le village vacances a été bradé, c'est une honte. Cela va à l'encontre des intérêts publics. Cette décision consiste à faire un cadeau à une société privée et devant l'insistance de nous faire voter la consignation de ce 1,5 million d'euros, je me demande s'il n'y a pas des intérêts cachés ? », s'est interrogé le maire et ancien président du comité syndical du village vacances. Depuis plusieurs mois, il semblerait que ce soit la Ville de Troyes, dont le maire n'est autre que le ministre du Budget François Baroin, qui tire les ficelles. Pour qui ou pourquoi ? En tout cas, de l'avis des villes qui ont voté contre la vente à 4,5 millions, ce n'est pas dans l'intérêt des contribuables.

Une décision bafouée

Le maire de Chauny et ancien président du comité syndical réfute, par ailleurs, les menaces de l'abandon du projet si la vente se faisait à 6 millions et explique clairement que le personnel ne craint rien. « Au contraire, les villes membres vont payer à double titre, une fois Geco pour les CDI (30 000 euros par agent embauché), alors que les employés travailleront déjà pour le site et une fois au centre de gestion. Si un agent démissionne, il revient dans le giron de la fonction publique et ce sont les villes qui devront payer. Le tout favorise la société Geco. »
Pour l'élu chaunois, les décisions du comité syndical sont « souveraines » et, aujourd'hui, des négociations en « sous-marin » sont allées à l'encontre de la délibération des élus, le 10 décembre dernier. « En matière de vente, c'est bien le vendeur qui fixe le prix. L'acheteur accepte ou pas. »
Au final, cinq villes (Chauny, Angers, Longjumeau, Marly, Châlons) ont voté contre et sept (Troyes, Saint-Dizier, Sartrouville, Lorient, Suresnes, Rennes, Ris-Orangis) pour la vente fixée à 4,5 millions d'euros.
En fin limier de la politique, le premier magistrat chaunois a esquissé quelques mises en garde, en indiquant qu'à l'approche d'élections nationales et territoriales pour certains des membres du comité, comme François Baroin pour ne pas le nommer, « nous devons être irréprochables afin d'éviter une mauvaise pub de nos actions qui pourrait transpirer par voie de presse ».
Voilà qui vient tout de même de commencer et ce n'est visiblement pas terminé. Les élus opposés à la décision de jeudi pourraient saisir la justice et Marcel Lalonde, lui-même, pourrait attaquer la présidente du village vacances pour propos diffamatoires. Voilà une année 2012 qui débute sur les chapeaux de roues.
S.P.
spargneaux@journal-lunion.fr

Par Alain Carsenti
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