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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /2010 08:06

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A raison des vacances politiques, scolaires, judiciaires, etc... le présent blog reprendra son activité normale

le 1er Septembre prochain

 

Bonnes Vacances à tous.

Par Alain Carsenti
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Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /2010 10:28

Hier, le Conseil Municipal de Troyes a été réuni sur une ordre du jour plutôt plat, l'aménagement de l'ilot dit de "la 3232818719_47ca1a4b85_t-copie-1.jpgBourse du Travail"  devant constituer le point fort de la réunion. Il est une chose assez étonnante, et cela s'est vérifié encore hier, c'est que les élus de la Majorité Municipale ont l'art de passer "à côté des problèmes".

La semaine dernière, déjà, la réunion de la commission consultative du G.I.E du Marché avait montré le décalage entre la réalité, la préoccupation des commerçants de la Halle et l'appréhension du problème par l'adjointe chargé du Commerce. Il a fallu que Pascal Vinot, Président du G.I.E, insiste lourdement pour "donner du temps au temps" et éviter que l'on nous bâcle, au débotté, des modifications structurelles qui demandent, à mon avis: concertations, études et réflexions. Mais il est vrai  que quand "on" laisse dormir, plus d'un an,  le dossier après "on" est pressé, et "on" fait toutes les erreurs possibles.

Je pourrais en dire autant des travaux de la commission chargé du "Rapport sur les forces et faiblesses du Commerce et de l'Artisanat de proximité", où certains élus et responsables municipaux mènent encore un combat d'arrière-garde sur la mise en place d'un "droit de préemption commercial", au motif qu'il va sauver le commerce Troyen.En réalité, ce qui est intéressant et passionnant dans ce dossier est le constat qui doit être fait, et les conséquences qu'il faudra en tirer. Heureusement, beaucoup l'ont déjà compris.....

Pour la Bourse du Travail, c'est du pareil au même. Après l'échec du dossier monté en 2006, le Maire-adjoint chargé du dossier ne tire aucune leçon du passé, et repart sur les mêmes erreurs.

Ce qui a été étonnant, hier, c'est le détachement qu'a montré François Baroin au regard de ce dossier . Par un mot de soutien, pas une approbation de l'exposé fait par Dominique Boisseau, pas d'engagement de sa part sur la bonne fin du dossier. On dirait que le Maire sait déjà que le dossier est "planté", et qu'il souhaiterait prendre le plus de distance possible avec lui.

 C'est classique, en politique, me direz-vous d'envoyer les seconds couteaux en première ligne, et de les abandonner ensuite. On a eu l'exemple: Juppé/Devaquet (sur les universités), puis Chirac/Juppé (sur la Mairie de Paris), puis Chirac/De Villepin (sur le C.P.E), etc.... Là, on risque d'avoir l'exemple Baroin/Boisseau... sur la Bourse du Travail.

Car ce dossier est mal ficelé et incohérent:

- Sur le plan commercial: Les études (très chères) faites à ce sujet ne démontrent rien. Le prestataire recommande l'implantation d'une surface commerciale sans avoir pu chiffrer les flux financiers et marges commerciales des unités alimentaires implantées dans le Bouchon de Champagne.

De plus, on n'arrive pas à connaître les indentions exactes de la Ville qui indique qu'il n'y aura pas de "surface de vente culturelles", alors que certains projets du "traité de concession" qui circulent sous le manteau prévoient: "L'opération réalisée par le concessionnaire ne pourra pas non plus accueillir ni un multi-spécialiste culturel ni une surface de vente alimentaire d'une surface supérieure à 1000 mètres carrés" ( texte littéralement rapporté)

Enfin, la semaine dernière, lors de la Commission de Délégation de Services Publics, le représentant de Troyes Parc Auto a noté dans son rapport que le parking "Victor Hugo" touchait un niveau de saturation. Où, les éventuels clients iront-ils stationner ? Porteront-ils leurs courses des centaines de mètres ? Cela manque de sérieux.

D'ailleurs les opérateurs alimentaires de la place de Troyens jugent le projet "irréaliste".

La Ville de Troyes joue à l'apprenti sorcier avec l'équilibre financier des entreprises desdits opérateurs qu'ils soient de simples commerçants ou des distributeurs.

- Sur le plan technique: Il est prévu un passage traversant qui relierait la Place Jean Jaurès au Boulevard Victor Hugo d'une largeur de 3 m. Comme l'immeuble final va réunir, inévitablement, la Bourse du Travail et les bâtiments à construire sur l'arrière, bien malin celui qui pourra, le moment venu, séparer et individualiser les deux bâtiments. Et l'idée propagée par Monsieur Boisseau selon laquelle "la Ville ne vend pas le bâtiment de la Bourse" est fausse. En réalité, il s'agit d'une aliénation de fait qui interviendra dans un délai plus ou moins long, voire dans 70 ans à l'expiration du bail emphytéotique.

Et, il est difficile de l'envisager autrement car le projet manque de cohérence juridique.

-Sur le plan juridique:  Il manque une unité juridique dans le projet avec cette juxtaposition, cette interpénétration d'un bâtiment,  soumis à bai (bâtiment actuel de la Bourse)  et d'un bâtiment, propriété du titulaire du bail (construit sur des terrains qui seraient vendus par la Ville).  A mon avis, la transparence était de mise et le choix d'une solution harmonieuse passait par:

-  soit la vente du bâtiment de la Bourse et des terrains derrière (Restait l'opinion publique à convaincre par le dialogue et la concertation)

-  soit un bail emphytéotique sur le bâtiment de la Bourse et les terrains derrière ( Et au bout de 70, voire 90 ans, la Ville de Troyes raflait la mise et devenait propriétaire de l'ensemble de l'ilot de la Bourse)

La solution retenue est la plus mauvaise de toutes. Est-ce étonnant ?

Sur les autres problèmes juridiques, je pense que nous aurons l'occasion d'y revenir...... plus longuement.

 

Par Alain Carsenti
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /2010 16:33

Au delà des clivages politiques, Marc Bauland, Conseiller Municipal de Troyes (Radical de Gauche) et moi-même 4560156058_b9a6333fa9.jpg( Conseiller Municipal U.M.P), nous sommes entendus sur la nécessité impérieuse de protéger le patrimoine collectif, affectif et patrimonial, des Troyennes et des Troyens face à la volonté affirmée de la Majorité Municipale d'aliéner une grande partie des actifs immobiliers de la Ville de Troyes, voire de les brader en deça des évaluations établies par l'Administration des Domaines..

Aussi, nous avons déposé,ce jour, 23 Juin 2010, un recours en annulation de la décision du Conseil Municipal du 27 Mai 2010 visant à la vente de terres du Parc de Menois en contravention, à nos yeux, à la règle de l'inaliénabilité du Domaine Public de la Ville de Troyes.

 Le Tribunal Administratif appréciera...

Il a déjà à statuer sur l'affaire des Foires de Mars pour laquelle je l'ai saisi, le 11 Juin dernier, et qui remet en cause, de manière globale et générale, le système "Baroin" de gouvernance de la Ville de Troyes. 

Sur le plan immobilier, ce qui s'est passé pour le Domaine de Menois peut arriver, demain, pour la Bourse du Travail. Comme pour le projet de la vente du Domaine de Menois, présenté aux Troyens le 9 Juillet 2009, celui de la réhabilitation de l'ilôt de la Bourse du Travail est constitué d'incohérences économiques, techniques et juridiques. Elles devront être revues. 

Nous sommes dans la même logique, ou plutôt dans le même illogisme, de François Baroin qui veut affirmer sa volonté, envers et contre le sentiment d'une population troyenne qui ne comprend plus la position de la Majorité Municipale:

- Vente de Menois : Pourquoi sanctionner ainsi les Troyens et les priver d'une aire de loisirs agréable ?

- Aliénation de fait de la Bourse du Travail: sur quels critères ? sur quelles réflexions ? sur quel projet cohérent ? Un premier échec n'était-il pas suffisant ? Aucune leçon du passé ne parait avoir été tirée après lecture du projet qui sera soumis le 1er Juillet 2010 au Conseil Municipal de Troyes. Les mêmes causes engendreront-elles les mêmes effets ? 

- La dent creuse de Monsieur Klein: Quel est le fondement réel du litige qui va couter 150.000 € aux Troyens et a plongé le quartier " de Gaulle" dans une situation plus que diffcile .  ?

- La désertification du Commerce de Proximité: Le Maire a-t-il conscience de l'acuité du problème et de la maladresse, pour ne pas dire plus, avec laquelle ses équipes abordent le sujet ? Pourquoi la réorganisation des Halles attend-t-elle depuis plus d'un an que de nouvelles propositions soient faites ?

- L'aménagement de la Gare: Avec un ensemble immobilier (Hôtel) qui ressemble à un bunker de Sarajevo ? un train qui ne marche jamais ou presque ? Quels sont les investisseurs qui vont être attirés par une ville dans laquelle il existe déjà des milliers de mètres carrés disponibles en plein Centre-ville  ?

Une situation économique difficile ne peut se régler ni par des réves, ni en se gargarisant de mots ou de phrases toutes faites, mais par une gestion rigoureuse et prudente. Cela entend: frais de fonctionnement réduits et investissements réfléchis.

Ce n'est pas la gestion actuelle de la Ville de Troyes .

Nous assistons plutôt à la gesticulation désordonnée d'une Majorité Municipale sans ligne directrice véritable, dont certains des membres sont plus attirés par les conférences de presse que par une action globale au profit des inérêts bien compris des Troyennes et des Troyens.

Il est certain que nous aurons à revenir sur tous ces sujets, et notamment celui de la Bourse du Travail......

Par Alain Carsenti
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /2010 12:14

 

Livret-A.jpg Taux du livret A: Lagarde tacle Baroin et attend mi-juillet pour dire s'il est rehaussé

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a déclaré "attendre le 15 juillet la lettre du gouverneur de la Banque de France" pour dire si oui ou non le taux de rémunération du livret A augmenterait le 1er août, dans un entretien dimanche au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

"J'attends la lettre de Christian Noyer. (...) A priori, s'il y a une hausse de l'inflation qui justifie de faire une augmentation du taux de rémunération du taux de livret A et des livrets associés, à ce moment-là cela devrait entrer en vigueur", a-t-elle dit.

Le taux du Livret A, détenu par quelque 50 millions de Français --leur placement préféré-- est bloqué depuis le 1er août 2009 à 1,25%, le plus bas niveau depuis sa création, en 1818.

Vendredi, le ministre du Budget, François Baroin, avait déclaré que le taux de rémunération du Livret A allait être revu à la hausse en août, passant à 1,5% ou 1,75% contre 1,25% actuellement, "pour suivre le coût de la vie".

C'est la troisième fois, en trois semaines, que le Ministre du Budget, ci-devant Maire de Troyes, se fait désavouer dans son activité (si l'on peut dire..!!) de ministre du budget.

Après la cotation de la dette souveraine, après le coup de rabot, c'est maintenant pour le taux du Livret A que Christine Lagarde a remis François Baroin à sa place...histoire de montrer qui était le chef.

François Baroin doit avoir la nostalgie de l'époque où il était dans l'opposition...  

Par Alain Carsenti
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /2010 08:23

François Baroin a mis en garde les Français contre toute tentation de céder au "poujadisme" sur la question de la Fran-ois-Baroin.jpg rémunération des ministres et des parlementaires.(Le Monde.fr).

Le Maire de Troyes reste l'un des rares ministres à se battre "bec et ongles" pour conserver son salaire et ses privilèges. Il occuperait d'ailleurs, selon le Canard Enchainé, un 150 m2 de fonction à Bercy, alors que, de mémoire de troyens, il habite Paris depuis toujours.

Il réagissait à la polémique entourant l'ancienne ministre ,Christine Boutin, qui a renoncé à être rémunérée 9 500 euros par mois pour une mission confiée par l'Elysée pour conserver sa retraite de parlementaire.

Sur ces questions, "il faut avoir un peu une attention soutenue à tout ce qui peut nous emmener sur un flot de facilité et de poujadisme, de démagogie", a dit François Baroin sur "i-Télé". "Ça favorisera qui ? Uniquement les extrêmes", a-t-il estimé. Ah! la langue de bois....Demander la réduction du train de vie de l'Etat, en salaires et avantages, à l'instar des Français, devient du poujadisme, de la démagogie, et on effraie l'électeur en invoquant les extrêmes ...? Curieux vocabulaire....

Rappelant que Christine Boutin n'avait rien fait d'illégal, François Baroin s'est toutefois dit favorable à une réforme du système de retraite des parlementaires. "C'est incontestable que le gouvernement demandera au Parlement, aux présidents des deux assemblées, de modifier, de réformer certainement en profondeur le dispositif des retraites pour les parlementaires", a-t-il dit.

"Si la démocratie n'a pas de prix, elle a un cout. Ce cout, c'est d'accepter de rémunérer des élus qui travaillent, qui sont des professionnels", a-t-il ajouté.

Ca, c'est un refrain que les Troyens connaissent bien "Le démocratie n'a pas de prix...", il nous l'a déjà servi deux ou trois fois en Conseil Municipal. On peut lui conseiller de renouveler son répertoire.

Heureusement, François Fillon a annoncé ,hier, qu'il supprimerait certains avantages de la classe politique, désavouant, de fait, les propos du Ministre du Budget. C'est la deuxième fois en deux semaines (Voir boulette de François Baroin relatif à la cotation 4A de la dette souveraine de la France)  

Au delà, par ses propos, François Baroin exprime la conception qu'ont de la politique  certains élus, survivants  de cette "chiraquie"  qui asservissait l'Etat à ses besoins personnels, laquelle "chiraquie" assure maintenant le spectacle dans un certains nombre de Tribunaux. Est-il besoin de revenir sur ces dossiers peu glorieux pour la classe politique française ?.

"Les politiques, des professionnels ?": On pouvait  penser que les "élus" se dévouaient à la "chose publique, à la vie de la Cité" par souci de son prochain, par devoir civique, sans  pensée mercantile.

Pour être un "faiseux" comme dirait Gérard Menuel.....

La Révolution Française, en instaurant un système de rémunération des élus, voulait que chaque citoyen puisse postuler à la représentation nationale, sans souci de situation de fortune, par souci d'égalité.   

François Baroin, lui,  affirme, dans son interview, (  maladresse ou inconscience ?) qu' être "élu" est un métier, avançant  ainsi la notion de "professionnels de la politique".

C'est choquant, contraire à la tradition républicaine, et Le Maire de Troyes montre, ainsi, son grand mépris de l'électorat, incite à soutenir toute proposition visant au cumul des mandats, aussi bien en nombre que dans la durée, mais justifie sa faculté à faire évoluer ses convictions en fonction des postes qu'il obtient.

A contrario, la notion de "métier" engendre l'exigence de diplômes et de compétences, et en l'espèce....

En bref, François Baroin ne veut pas que l'on revienne sur ses acquis sociaux, mais ce n'est plus dans l'air du temps..

il démontre ainsi, que malgré sa récente conversion au sarkozysme, il reste un homme du passé......

 

Par Alain Carsenti
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