Le Blog d'Alain Carsenti

 

Conseiller Municipal de Troyes

  Président de la Fédération de l'Alliance Centriste de l'Aube

Membre de l'Association ANTICOR

 

 

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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 15:33

Il règne en la Mairie de Troyes, actuellement, une drôle d’atmosphère : Délétère, Suspicieuse, Electrique…une atmosphère de fin d’un règne bien trop long.Il est vrai que les nuages s’amoncellent sur la quiétude des élus majoritaires, alors que leur leader est perpétuellement absent de Troyes.

Certes les dossiers contestables et contestés ne manquent pas et trainent en longueur :

-Le Parc de Menois dont le recours est toujours pendant devant le Tribunal Administratif du fait du Service Juridique de la Ville qui ne répond pas aux injonctions administratives

-La Bourse du Travail dont la régularité de la procédure de concession est contestée comme d’ailleurs les modalités de la commande publique. Cinq mois que la Ville doit adresser son mémoire en défense…..le concessionnaire appréciera les retards apportés à la solution des litiges.

- L’exercice des multi-mandats de Monsieur MENUEL pour lequel nous attendons, toujours, la consultation juridique explicative des conclusions de la consultation juridique précédente…

- L’approvisionnement en eau de la Ville de Troyes pour lequel une procédure régulière ne parait pas avoir été suivie et qui va, certainement, faire l’objet d’une contestation administrative

- Le Marché des Halles dont les irrégularités dans la réorganisation ont été signalées au Préfet de l’Aube et sur lesquelles il doit se prononcer au titre du contrôle de légalité.

- L’opération de rénovation immobilière (O.R.I) dont la procédure parait déjà bien contestable au regard d’une enquête publique préalable qui soulève bien des interrogations sur sa validité.

Certains élus majoritaires sont inquiets, d’autres très inquiets et d’autres inconscients …et cela a des répercussions sur la vie municipale.

Lors de certaines commissions, les mouvements d’humeur de maire-adjoints sont fréquents. A l’instar du Maire, François Baroin, ils perdent leurs nerfs, certain profèrent des menaces voilées à l’égard des élus d’opposition, d’autres vont jusqu’à quitter la salle de réunion, en claquant la porte, devant les interrogations de l’opposition.

C’est la preuve d’un manque de sang-froid certain, d’une conviction incertaine dans la régularité des dossiers, d’un autoritarisme de mauvais aloi.

Que pourrait faire François Baroin pour restaurer un dialogue municipal constructif tout en sachant qu’il dispose actuellement d’une majorité absolue et qui lui permet de prendre toutes les décisions ?

1 - Une écoute des propositions de l’opposition plurielle : Comme le disait Jaïm Myara, François Baroin n’a jamais pris en compte, depuis le début du mandat, une seule proposition de l’opposition plurielle. Pourtant, nous ne sommes pas complétement idiots, notre souci est l’intérêt des Troyennes et des Troyens et nous ne disons pas que des bêtises.

Souvent nous avons fait des propositions rejetées avec mépris (Menois, Les Halles, Bourse du Travail, Approvisionnement eau, etc…)

2 - La transparence dans les décisions : serait certainement de nature à provoquer une certaine détente dans les rapports entre majorité et opposition. Il serait souhaitable que les dossiers soient réellement discutés en Commission, que celles -ci ne soient plus la chambre d’enregistrement de décisions déjà prises par quelques-uns de la majorité alors que nos amendements sont souvent frappés au coin du bon sens ….

Si, déjà, les commissions étaient convoquées régulièrement, les documents régulièrement envoyés et non pas en dernière minute, au débotté, histoire d’éviter la présence des gêneurs, ce serait un grand progrès.

3 -Une rigueur budgétaire et juridique absolue : Des experts indépendants ont soulevés les problèmes de trésorerie de la Ville de Troyes (Voir Est Eclair du 7 Novembre 2001) confirmant ainsi les jugements que je porte sur la gestion financière de la Ville depuis le début du mandat. Le prochain conseil devrait débattre des orientations budgétaires, François Baroin pourrait montrer sa volonté d’apaisement en écoutant les suggestions de l’opposition en la matière.

De même, la gestion des dossiers juridiques n’a pas été retenue comme parfaitement exemplaire à tel point que la vérité est dissimulée aux élus pour cacher des procédures irrégulières. Une rigueur juridique absolue dans l’application des textes serait de nature à éviter bien des conflits de forme alors que nous partageons souvent des accords de principe sur le fonds.

Reste à prouver également que François Baroin souhaite l’apaisement……

 

Par Alain Carsenti
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 08:02
Au lendemain de notre comité exécutif et dans la perspective de notre prochaine réunion, après avoir écouté les avis et les analyses d'un grand nombre d'entre vous, je souhaitais à mon tour vous faire part de mon ressenti et vous soumettre mon point de vue.

Ensemble nous avons réaffirmé les orientations qui guident notre action collective : rassembler tous les centristes, converger sur les réformes plus que jamais nécessaires au redressement de nos finances publiques et à la restauration de notre compétitivité, soutenir une candidature centriste indépendante du PS et de l'UMP à l'élection présidentielle, décider collectivement de l'orientation à donner au second tour si le candidat centriste n'est plus en lice, présenter une seule candidature centriste dans chacune des circonscriptions lors des législatives.

Cela étant dit, il faut situer notre action dans une réalité politique, médiatique et électorale. Nous sommes à quelques mois de l'élection présidentielle. Le paysage politique s'est incontestablement éclairci, décanté.

Nous avons été à l'initiative depuis l'appel au rassemblement des centristes en 2008, oeuvrant sans relâche dans nos départements pour renouer les liens, favoriser le dialogue, rassembler sur la base d'une vision commune et d'un projet partagé. Nous avons accompli ce travail, avec les difficultés que chacun connaît et les déceptions de ne pouvoir aboutir, lors des élections locales, je me souviens particulièrement de l'ardeur mis au rassemblement des centristes lors de la préparation des régionales dans les Pays de la Loire.

Prolongeant ce travail et amenant nos amis du Nouveau Centre à tirer les leçons de la prétendue stratégie d'union au 1er tour pour créer la dynamique au second, nos parlementaires ont contribué en mars 2010 à l'appel au rassemblement de tous les centristes avec Hervé Morin, François Sauvadet et Nicolas About, décidant la création d'un collectif qui devait travailler à un projet et à la création d'un nouveau parti politique réunissant à nouveau la famille centriste. Pourtant, on l'a vu, cette initiative fut vite contrariée par les désaccords sur la participation ou non à ce projet de François Bayrou et du MoDem, ainsi que le choix entre 1) des discussions préalables à une alliance de second tour avec les 2 candidats restant en lice au soir du premier, et 2) une alliance naturelle, systématique et automatique avec la droite.

Malgré tout, et en dépit des atermoiements, notre parti s'est montré disposé à participer à une confédération, projet qui fut relancé par Hervé Morin et Jean Arthuis en janvier 2011, avant d'être repris par Jean-Louis Borloo avec la création de l'ARES. Mais, une fois de plus, nous avons dû faire le triste constat de paroles qui se traduisent peu en actes, peu de radicaux quittant l'UMP pour constituer un groupe indépendant, peu de crédit étant donné à la volonté inébranlable de présenter une candidature centriste indépendante à la présidentielle, et peu de signes d'une volonté réelle de rassembler tous les centristes, au contraire la tentative heureusement avortée de saborder l'Union Centriste au Sénat.

Dans ces conditions, notre devoir est plus que jamais de recoller les morceaux, de maintenir le dialogue entre tous, d'œuvrer encore et toujours au rassemblement des centristes, en prenant aussi nos responsabilités à l'approche d'une échéance majeure pour notre pays. Nous ne pouvons pas être absent de l'élection présidentielle. La voix du Centre doit porter, donner écho à nos propositions. Il nous faut un candidat pour incarner ce projet.

Notre candidat de cœur serait bien sûr notre président, Jean Arthuis, mais il faut être réaliste, non seulement pour des raisons financières et de faisabilité, mais aussi compte tenu de l'opinion publique et du fait médiatique. Une candidature de plus serait source de confusion, ajouterait dans les esprits à la division, et il n'est même pas sûr qu'elle aurait plus de résonance médiatique que celle de Corinne Lepage ou d'impact dans les sondages que celle de Jean-Michel Baylet. Le traitement médiatique est cruel mais il est ainsi fait qu'il laisse peu de place à l'émergence d'une candidature iconoclaste dépourvue de ressorts sondagiers et ne se prêtant pas au jeu des petites phrases qui font le scénario d'un film politique à rebondissement.

En réalité, notre choix est simple et le sera encore plus lorsque Hervé Morin arrivera à la conclusion que sa candidature est sans issue, ne décollant pas dans les sondages, même après le retrait de Borloo, et qu'il n'a même pas le soutien de membres éminents de son parti.Dès lors, il faudra bien se prononcer et choisir entre Hollande, Bayrou et Sarkozy.

Alors même si nous avons des désaccords, des divergences, un passif douloureux, des expériences que nous ne voudrions pas revivre avec François Bayrou, nous sommes aussi face à cette question : qui mieux que lui a la résonance médiatique, l'impact dans l'opinion publique et la notoriété auprès de l'électorat pour faire entendre le Centre à l'élection présidentielle et permettre à notre famille politique de peser ?

Il faut bien aussi avoir à l'esprit que le rassemblement de tous les centristes ne pourra se faire que si un moment nous arrivons à nous faire confiance les uns les autres, à dépasser les aigreurs et conflits de ces dernières années, à tourner la page de ces événements douloureux.J'ai bien conscience des difficultés localement, ici ou là, à travailler avec le MoDem, pourtant si nous voulons un jour un Centre uni il faudra bien y parvenir.

J'ai bon espoir qu'au lendemain de la présidentielle, et sans doute des législatives, la recomposition sera plus aisée, les personnes mieux disposées à faire les pas en ce sens. En attendant, la « Maison commune du Centre » est une étape de plus vers la reconstruction d'une famille d'esprit qui depuis trop longtemps a perdu l'esprit de famille.

Je n'ignore pas non plus les crispations autour du positionnement à avoir au soir du 1er tour. C'est évidemment une décision lourde, engageante. Seule une décision collégiale, en toute transparence, après discussions, me semble de nature à permettre d'affronter sereinement cette question qui empoisonne notre famille politique, prisonnière d'une logique institutionnelle bipolaire. Nous ne devrons, quoi qu'il en soit, pas perdre de vue que pour nous la majorité est avant tout question de projets, au-delà des clivages politiques, sans considération partisane, et que la crise, à laquelle nous avons à faire face, appelle des réformes qui ne peuvent se réaliser en opposant un camp contre l'autre.

En conclusion, chers amis, à l'heure où notre pays est face à ses responsabilités, au pied du mur, sommé d'engager enfin les réformes indispensables à son redressement, il est de notre devoir d'assumer nos responsabilités, d'être à la hauteur des enjeux, de nous mettre en mouvement et de prendre pleinement part à cette campagne présidentielle.

Cédric L'Haridon, Vice-président de la fédération de la Sarthe (2009-2010)
Fédération de l'Essonne en cours de création (2011)
   

     

    Par Alain Carsenti
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    Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 09:18

    Jean Arthuis a reçu une lettre de mission du gouvernement, il s'explique

    Dans le contexte de crise des dettes souveraines, j'ai accepté la mission que le premier Ministre vient de me confier sur l'avenir de la zone euro. Il s'agit « en lien avec les principaux partenaires de la France y compris en dehors de cette zone, d'étudier les moyens de renforcer la gouvernance de la zone euro et d'assurer sa stabilité à long terme ». Nommé parlementaire en mission auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, je pourrai prendre appui sur ses services, sur ceux du ministère des affaires étrangères et européennes ainsi que sur le secrétariat général des affaires européennes. Dès les prochains jours, je vais m'organiser pour tenter de répondre à ce défi, me souvenant de la part que j'ai prise, dans le gouvernement d'Alain Juppé, dans l'élaboration du pacte de stabilité et de croissance en vue de permettre l'institution de la monnaie unique et dans les efforts budgétaires nécessaires, entre 1995 et 1997, pour qualifier la France dans le premier cercle de la zone euro.
    C'est à l'occasion d'un entretien avec François Fillon, il y a deux semaines, que le principe de cette mission a été arrêté. Contrairement à ce que j'ai pu lire ici ou là, dans des chroniques soupçonneuses, cet engagement n'est pas de nature à entacher mon indépendance politique. Je n'ai pas d'autre ambition que d'aider mon pays et l'Europe à sortir de la crise. Il n'y a aucune incompatibilité entre cette mission et mon rapprochement confirmé avec François Bayrou en vue de préparer les échéances électorales de 2012.
    Jean Arthuis
    Vous pourrez lire la lettre de mission adressée à Jean Arthuis en cliquant ici
     

       

      Par Alain Carsenti
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      Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 17:53
      Hier à l'Assemblée Nationale, François Baroin a totalement dérapé, perdant ses nerfs comme cela lui arrive à Troyes, lors des réunions de Conseil Municipal.
      Au delà des propos tenus, ridicules et misérables au regard de la démocratie qui honore notre pays et notre république, le Maire de Troyes montre qu'il a atteint son "seuil  de Peters", celui de l'incompétence, depuis longtemps mais que l'appareil de l'Etat n'arrive plus à le dissimuler.
      Certes, tout le monde peut avoir des propos vifs, surtout dans le débat politique, mais il faut savoir avoir quelques mots de regrets.
      La prétention et le mépris que Baroin montre à l'habitude au regard de ses opposants prennent ici un relief tout particulier.
      Comme disait ma grand'mère "tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin elle se casse"....
      Par Alain Carsenti
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      Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 08:48

      Publié le 07/11/2011

      6 novembre 2011
      Jean Arthuis : " Osons le débat sur la TVA antidélocalisation "

      François Bayrou, désormais débarrassé de la menace d'une candidature concurrente de Jean-Louis Borloo à la présidentielle, répète qu'il entend " rassembler " la famille éclatée du centre. Le sénateur de la Mayenne Jean Arthuis, ancien ministre des finances d'Alain Juppé (d'août 1995 à juin 1997), est la première personnalité centriste à officialiser son rapprochement avec le président du MoDem. Son parti, l'Alliance centriste, devait se prononcer, samedi 5 novembre, en comité exécutif, en ce sens. " Ce n'est pas un chèque en blanc ", prévient cependant M. Arthuis, qui attend que M. Bayrou porte ses idées.
      Pourquoi soutenez-vous François Bayrou ?
      Ce qui compte, c'est de rassembler les centristes et de mettre un terme à la centrifugation commencée en 2002 et amplifiée en 2007. La voix de notre famille est devenue largement inaudible. En 2008, j'avais pris mes distances par rapport à François Bayrou et nous avons constitué une association qui s'est appelée Rassembler les centristes, puis Alliance centriste. L'article premier des statuts de notre parti prévoit de le fondre le plus tôt possible dans la famille reconstituée.
      Nous avons multiplié les rencontres avec le Nouveau Centre d'Hervé Morin et le Parti radical de Jean-Louis Borloo, sans rompre les liens avec le MoDem. Le paysage s'est clarifié dès lors que M. Borloo a renoncé à se présenter à l'élection présidentielle. J'avais dit que j'étais équidistant de M. Borloo et M. Bayrou. Le rapprochement est forcément sensible avec M. Bayrou...Je propose désormais de faire mouvement pour que se constitue un noyau de cristallisation du rassemblement. Dans l'attente de la création d'une confédération qui ait vocation à devenir un parti politique, comme l'UDF. Une maison commune qui rassemble les centristes.
      Que va-t-il se passer ?
      On va créer un comité directeur avec le MoDem pour animer cette maison commune. On va lui donner une consistance, travailler sur le programme.
      Votre " maison commune " est-elle ouverte aux membres de l'Alliance républicaine, écologiste et sociale (ARES) ?
      Bien sûr. Il faut tourner les pages de 2002 et de 2007. En 2002, Jacques Chirac avait créé l'UMP en disant aux centristes : " Si vous ne venez pas avec nous, vous aurez des candidats contre vous aux législatives. " Une partie de nos amis députés nous ont quittés. En 2007, François Bayrou a commis l'erreur de ne pas prévoir ce qui allait se passer entre les deux tours, tout en donnant après le premier tour l'impression qu'il était encore en compétition, alors que la plupart des députés étaient déjà partis chez Nicolas Sarkozy. Il y a eu une faille de gouvernance.
      Cette fois, nous voulons être ensemble avant l'élection présidentielle, ensemble entre les deux tours pour décider collégialement de l'attitude à tenir, et ensemble au-delà du second tour pour présenter des candidats communs aux législatives. Il y a un François Bayrou nouveau, plus à l'écoute.
      Toutes les tentatives de large rassemblement lancées jusqu'ici ont été des échecs...
      On voit que se dessine aujourd'hui une sorte de bipolarisation. La primaire socialiste a participé à la transformation du paysage politique. Ou bien on considère que c'est une fatalité, et chacun choisira son camp, ou bien, au contraire, on pense qu'il y a des réformes qui doivent être d'urgence mises en oeuvre, qui ne peuvent réussir si elles sont portées par un camp contre l'autre.
      Pourquoi jugez-vous une candidature centriste nécessaire ?
      Notre marqueur fondamental, c'est une exigence de vérité. La droite et la gauche ont largement pratiqué le déni de réalité. La mondialisation a tout changé. Il faut réformer les prélèvements obligatoires. C'est une illusion de laisser croire qu'il y a des impôts payés par les entreprises et d'autres payés par les ménages. Les impôts payés par les entreprises finissent par se retrouver dans le prix demandé aux ménages. Et imposer la production, c'est organiser méthodiquement la délocalisation des entreprises et des emplois. D'où l'idée d'une TVA que l'on peut appeler sociale, anti-délocalisations, ou autrement, peu importe. Qu'on ose ce débat.Si on doit augmenter la TVA, il faut qu'elle corresponde à l'euro près à la baisse des charges sociales pesant sur les entreprises. Il faut aussi remettre en cause la durée du travail à 35 heures. Dans la sphère publique, les 35 heures correspondent à des dépenses annuelles supplémentaires de 25 milliards.
      Quelles idées doit porter le centre, proeuropéen, à l'heure de la crise grecque ?
      J'ai honte de la gouvernance européenne. J'ai participé à la création de l'euro et à la définition du pacte de solidarité et de croissance, qui était une sorte de règlement de copropriété de la monnaie unique. La discipline budgétaire a été presque immédiatement transgressée par les Etats. La Grèce maquillait ses comptes. Parce qu'on avait institué un principe de souveraineté, on considérait que tout Etat membre présentait des comptes souverainement sincères...Ensuite, les banquiers, constatant que les taux d'intérêts étaient élevés sur les titres émis par la Grèce, n'ont pas hésité à souscrire, en partant de l'idée que, si la Grèce était en difficulté, l'Union européenne jouerait la solidarité. C'était une assurance qui ne coûtait rien. Aider la Grèce, n'est-ce pas une façon d'aider les banques et les assurances qui ont souscrit des emprunts souverains grecs ? N'était-ce pas mieux de demander à ceux qui ont prêté de prendre leurs pertes ? Si des établissements sont en difficulté, on peut les aider à se recapitaliser, quitte à ce que l'Etat puisse y prendre des participations significatives et réorienter leur politique.
      Propos recueillis par Pierre Jaxel-Truer
      Par Alain Carsenti
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