Le Blog d'Alain Carsenti

 

Conseiller Municipal de Troyes

  Président de la Fédération de l'Alliance Centriste de l'Aube

Membre de l'Association ANTICOR

 

 

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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 17:41
« La TVA, oui... mais sociale ! »
Odile Plichon
Jean Arthuis, le président de l'Alliance centriste, estime que la réforme fiscale doit être ambitieuse.
Relever de quelques points la TVA dans des secteurs assujettis au taux de 5,5%, est-ce une bonne idée ?
JEAN ARTHUIS. Relever le taux de TVA, non pas de 5,5% à 19%, mais en créant un taux intermédiaire, à 7% par exemple, pourquoi pas? Mais à condition de compenser, à l'euro près, cette hausse-là par une diminution des cotisations sociales, qui pèsent aujourd'hui sur le coût du travail. C'est ce que l'on appelle la TVA sociale! Il y a urgence, selon moi, à aller dans ce sens, si l'on veut enrayer le mouvement de désindustrialisation et de délocalisation qui touche fortement la France. La compétitivité est aujourd'hui l'enjeu numéro un.
Vous évoquez une réforme structurelle, qui se traduit par un jeu financier à somme nulle. Le gouvernement, lui, est surtout à la recherche d'argent frais...
En ce cas, deux pistes devraient être privilégiées. La première, qui rapporterait facilement 2 à 3 Mds€, consisterait à donner un nouveau coup de rabot aux niches fiscales - en « épargnant » celles qui portent sur l'emploi d'un salarié à domicile, par exemple.
Et la seconde ?
Alors que, ces dernières années, le déficit de la Sécurité sociale a explosé, il me semblerait juste de relever le taux de la CRDS (NDLR : Contribution au remboursement de la dette sociale) : l'augmenter de 0,25% rapporterait 2,5 Mds€. L'an dernier, le gouvernement s'était opposé à cette solution. Il serait aujourd'hui opportun de la remettre sur la table.
Y a-t-il également selon vous du « grain à moudre » côté dépenses ?
Bien sûr! Chacun, je pense, doit consentir un effort financier en période de crise. L'Etat pourrait demander aux collectivités locales de n'utiliser cette année que 90%, 92% ou 95% des crédits qui leur ont été alloués. Achat de matériel, rémunérations des agents, éclairage nocturne... chaque municipalité concernée choisira, ensuite, les postes de dépenses qui seront touchés.
Par Alain Carsenti
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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 17:36

Théâtralisation excellente, accord aux forceps, la zone euro survit à la crise grecque.

Pour une fois, le réalisme fait son apparition en prescrivant l'annulation de la moitié de la dette. Dès lors, la Grèce doit assumer et opérer, sous strict contrôle, si elle entend rester dans la zone euro, les réformes qui conditionnent son redressement.

Le pacte de stabilité et de croissance ne peut plus être confondu avec un pacte de tricheurs et de menteurs. Le Fonds européen de stabilité financière est renforcé mais relève en partie du «hors bilan», il devra faire l'objet d'une stricte vigilance. Il pourrait rapidement prendre en charge les besognes de refinancement des dettes souveraines de partenaires en difficulté, opérations que la Banque centrale européenne répugne à accomplir.

Quant à l'appel au fonds souverains, c'est du crédit à la consommation. Nous pourrons continuer à importer et consommer ce que nous ne produisons plus. C'est dire l'urgence des réformes que nous devons mettre en œuvre pour assainir nos finances publiques et retrouver notre compétitivité.

Si la TVA doit être augmentée, ce n'est pas pour réduire le déficit du budget, c'est pour alléger les charges sociales et enrayer la montée du chômage. Sans cela nous donnerons crédit à une thèse selon laquelle les producteurs et les salariés subissent le complot implicite entre les dirigeants des grandes sociétés, les actionnaires et les consommateurs à travers la grande distribution.

Réalisme aussi à propos de la nécessité de recapitaliser les banques. Reste à trouver des souscripteurs, les Etats, obligés d'emprunter pour prendre des participations au capital, ou le marché ? L'essentiel est de leur donner les moyens de financer l'économie réelle.

Par Alain Carsenti
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Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 11:00
Pendant neuf ans, j'ai présidé la commission des finances au Sénat, avec passion et bonheur. Je reconnais que c'est un vrai privilège que de pouvoir prendre appui sur une équipe de collaborateurs exceptionnels de professionnalisme et de talent. C'est aussi un atout précieux que de faire vivre le débat entre des sénateurs issus de toutes les formations politiques et pleinement engagés dans leurs missions d'évaluation des politiques publiques, défendant âprement leurs convictions. Je crois pouvoir me prévaloir d'un bilan globalement positif. Le travail accompli est toujours resté à l'abri de toute forme de complaisance, de tout pari pris partisan. Eclairant les enjeux de la mondialisation, je n'ai jamais cessé de tirer la sonnette d'alarme à propos de la dérive des finances publiques et de la perte de compétitivité de notre économie. En matière de contrôle de l'action du Gouvernement et des administrations publiques, avec le concours de la Cour des comptes, nous avons exercé une vigilance scrupuleuse, notamment lors des auditions pour suites à donner.
Le basculement à gauche du Sénat a ruiné mon souhait de poursuivre ma tâche à la tête de la commission des finances. L'accord PS-UMP a donné lieu à un scrutin « stalinien », les élus de gauche ne prenant pas part à l'élection du président, les élus de l'UMP ne prenant pas part à l'élection de rapporteur général, pour désigner le président et le rapporteur général de la commission. Sans illusion sur l'issue des votes, j'ai tenu à rester candidat pour exprimer mon désaccord face à la bipolarisation du Sénat. Je veux redire qu'à ce petit jeu, nous démontrerons rapidement que le clone de l'Assemblée n'a pas d'utilité institutionnelle. J'entends continuer à me battre pour défendre l'idée qu'au Sénat, l'opinion de chaque sénateur prime les considérations de parti et d'appareil. Je retrouve une liberté d'agenda et de parole. Je compte en faire bon usage, dans l'intérêt de la Mayenne, de la France et de l'Europe pour promouvoir les réformes structurelles auxquelles je suis attaché (réforme fiscale, lutte contre les « niches », TVA-sociale, décentralisation et suppression du harcèlement normatif, réduction des dépenses publiques, vraie « règle d'or ») et défendre une éthique de gouvernance publique.
Jean Arthuis
Par Alain Carsenti
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 09:12

Le groupe local de l'Association ANTICOR - Association d'élus et de citoyens contre la corruption se structure dans l'Aube.

Voici la convocation de sa prochaine réunion.

L'entrée est libre à tous :

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ANTICOR 10 - Association d'élus et de citoyens contre la corruption

 

INVITATION

Madame, Monsieur,

J'ai l'honneur de vous convier à la prochaine réunion du groupe local ANTICOR 10 qui se tiendra

le mardi 11 octobre 2011 à 18h30  au Café Restaurant L'UNION CHAMPEAUX

34 rue Champeaux à Troyes

Ordre du jour:

·         compte-rendu de la réunion de création du groupe local du 13 mai 2011

·         compte-rendu de la réunion du bureau national d'ANTICOR du 29 septembre 2011

Si vous avez des amis intéressés par la démarche ANTICOR, n'hésitez pas à leur transmettre cette invitation.

Philippe JOLLY

Responsable du groupe local

Par Alain Carsenti
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 14:03

Un peu en perdition, la Municipalité Troyenne et son Maire, François Baroin, ont du mal à juguler les coups de boutoir de l’opposition plurielle.

Lors du dernier conseil, outre le délicat problème du renouvellement du contrat d’alimentation en eau de la Ville mis en exergue par Marc Bauland,  et pour lequel la page ne parait pas être tournée, a été également abordée, par le rapport 28 proposé au vote du Conseil Municipal de Troyes, la reprise en gestion directe des Halles de l’Hôtel de Ville..

J’avais préparé deux amendements à ce texte, un sur la forme, un sur le fond.

François Baroin, avec la compétence qui le caractérise, avait, de son côté, monté une petite manipulation politicienne visant à m’écarter de la Commission des Halles plutôt que de se préoccuper du fonds du dossier.

Résultat, la Majorité Municipale a voté le texte proposé par son Maire sans écouter les propositions de l’Opposition. C’est d’autant plus lamentable que le texte adopté va plonger les commerçants du marché dans une « insécurité juridique » permanente.

Quelques mots d’explications sur le fond juridique, la forme pouvant être considérée comme accessoire sauf devant les Tribunaux :

Cette reprise en gestion directe est indispensable pour l’équilibre du commerce troyen de proximité mais le rapport proposé comporte, hélas, plusieurs imperfections.

A l’époque, le Maire de Troyes et le GIE des Halles avait conclu un mandat de gérance des Halles de Troyes pour une durée de 10 ans venant à expiration en 2014, et la Ville de Troyes avait signé avec chaque commerçant un acte d’occupation précaire du domaine public.

Le changement de gestion des Halles de Troyes nécessite une refonte de ces contrats d’occupation, soit sous forme d’avenants, soit sous forme de nouveaux contrats. 

Dans les projets de contrats proposés par François Baroin, figure une clause ci-après rapportée :

ARTICLE 9 - SOUS-LOCATION ET TRANSMISSION DES DROITS ATTACHÉS A

LA PRÉSENTE CONVENTION

……………………………………………………………………………………………………………..

Il est par ailleurs précisé que rien n'interdit, sous réserve de la souveraine intention des

parties et dans le respect du droit des contrats entre personnes privées, que cette présentation donne lieu au versement d'une somme d'argent par le successeur au profit de l'occupant quittant son emplacement.

             ……………………………………………………………………………………………………………..

Il faut être très réservé sur la teneur de ce paragraphe. Les autorisations d’occupation d’un emplacement sur les marchés (couverts ou de plein air) sont personnelles, précaires, révocables, incessibles et intransmissibles. Elles sont obligatoirement attribuées à une personne physique ou à un gérant, tenu d’exploiter personnellement son étal, sauf circonstances exceptionnelles dûment justifiées (maladie…). La cessation d’activité, pour quelque motif que ce soit, de la personne ainsi nommément désignée entraîne la mise en mutation de l’emplacement pour lequel l'autorisation aura été accordée.Se fondant sur une jurisprudence obsolète, le Maire de Troyes s’est cru autorisé à contourner la règle absolue de l’incessibilité du domaine public.

A tort, puisque le Ministre de l’Intérieur, par une réponse du 28 Février 2000, publiée au Journal Officiel, a indiqué très clairement à une parlementaire qui l’interrogeait sur la validité d’une telle clause insérée dans des concessions de marché : « qu’il ne saurait être admis de telle pratique et ce, nonobstant toutes décisions et jurisprudences contraires»

J’ai prévenu, en son temps, le service juridique de la Ville de l’instabilité des contrats préparés,  chacun pouvant, à son gré, attaquer les actes signés….notamment lors des mutations à intervenir sous la Halle.

Comme l’écrivait Lamennais : « On en finit pas de l’avenir avec l’imprévoyance »  

 

 

Par Alain Carsenti
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